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Toutes les informations sur la profession Infirmière. Actualités, emploi, formation, revue, actions, textes officiels. www.coordination-nationale-infirmiere.org DirRss.com
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Coordination Nationale Infirmière - infirmiere infirmier syndicat professionnel
- Comment sauver le système de santé ? 05/09/2008 Comment sauver le système de santé ? Les progrès médicaux contribuent à l'allongement de la vie. Mais ils augmentent l'incidence des maladies et du handicap. Notre société envoie à l'hôpital les morts dont elle ne veut plus. Elle asphyxie les services d'urgences. Elle réclame des bébés parfaits. Elle accuse les médecins d'une naissance qui ne convient pas et revendique la santé à tout prix. L'hôpital public peine à trouver des solutions. La conduite des équipes soignantes a été abandonnée à des sociétés de conseil. Les médecins et les infirmières dépensent leur énergie à rédiger des rapports et à procéder à des auto-évaluations hors de toute réalité. Ce n'est ni la régulation par le seul marché ni la gestion budgétaire par une administration fixant des normes qui sont la solution. On ne peut continuer à additionner des libertés : d'installation, de prescription, de choix de son médecin et de remboursement automatique. Elles doivent répondre à des critères : de santé publique, de qualité des soins, de solvabilisation des différents patients. Une incitation financière forfaitaire s'ajoutant au paiement à l'acte pourrait rémunérer les praticiens, si ceux-ci s'impliquent dans la politique de prévention, de permanence et de qualité des soins. L'assurance-maladie accorde plus de confiance aux revendications de différents syndicats, qu'ils soient de médecins, d'étudiants en médecine, de personnels, d'usagers, qu'à une analyse objective de la situation. Elle exerce un contrôle tatillon, plaçant un médecin gendarme derrière chaque médecin soignant. La réorganisation de l'hôpital public ne peut aboutir sans consensus. Tant que les médecins considéreront que c'est gâcher du temps que de faire des tâches administratives et que l'administration estimera que la capacité de gestion des médecins est nulle, rien ne bougera. Les décisions doivent être prises pour le bien du patient et non du médecin ou de l'administrateur. Il est nécessaire que le patron de l'hôpital soit un gestionnaire avec des compétences médicales renforcées. Il doit être un stratège qui fixe des orientations plutôt qu'un acteur bureaucratique appliquant des directives, car une bonne organisation des soins repose sur la succession d'actes qui sont inséparables les uns des autres. L'efficacité du système n'est pas l'addition des compétences de chacun, mais leur combinaison. A la fin de la chaîne, la qualité du produit final (le malade soigné, voire guéri) s'aligne sur celle du niveau le plus faible. Le réseau de soins doit être pensé lui aussi comme une chaîne de production. Le partenariat sous diverses formes administratives (fédérations, groupements de coopération sanitaire...) représente le seul salut. La restructuration des activités médicales, chirurgicales et obstétricales des sites hospitaliers permet de préserver des emplois. Si elles vont jusqu'à leur terme, ces restructurations revaloriseront les établissements. Mieux vaut un bon service mobile d'urgence articulé sur un site référent que de mauvais services de médecine, de chirurgie ou d'accouchement. Les hôpitaux publics comme les établissements privés concourent chacun pour moitié aux soins des Français. Personne n'a le monopole de la vertu ou de la bonne gestion. Si l'hôpital public ne doit pas dépenser sans compter l'argent des Français, les cliniques privées ne doivent pas davantage avec ce même argent rémunérer des fonds de pension étrangers. La mise en oeuvre de complémentarités permet de travailler dans les deux systèmes. Une nouvelle organisation entraînera des économies, car on ne parle souvent que des coûts directs des dépenses, mais un malade mal pris en charge initialement engendre un surcoût jamais évalué. Si l'organisation de notre système de santé sur le territoire doit s'adapter aux caractéristiques locales, aux différences géographiques, épidémiologiques et météorologiques, cet argent ne doit pas être utilisé pour l'aménagement du territoire, quel que soit le souhait des élus. Quelques réformes courageuses permettront de redonner de l'enthousiasme à toutes et à tous, car la motivation est le meilleur atout d'un métier. JEAN-PIERRE FAVRE est professeur des universités et président de la Conférence régionale de santé de Bourgogne., les echos 3 septembre 2008 (http://www.lesechos.fr/info/analyses/4767263.htm) http://www.coordination-nationale-infirmiere.org/index.php/Les-Depeches/Comment-sauver-le-systeme-de-sante.html
- La réforme de l'organisation de la santé fait la part belle à l'Etat 05/09/2008 La réforme de l'organisation de la santé fait la part belle à l'Etat Le projet de loi sur les patients, la santé et le territoire crée des agences régionales de santé contrôlées par le gouvernement, aux compétences très larges. L'Etat pourra aussi imposer des regroupements d'hôpitaux. Le projet de loi sur les patients, la santé et le territoire va renforcer l'influence de l'Etat sur le système de santé français. Paradoxalement, c'est par le biais d'organismes locaux, à savoir les agences régionales de santé, qu'il entend mieux contrôler les dépenses et l'organisation des soins. Les ARS auront une compétence très large : « Définir et mettre en oeuvre la politique régionale de santé afin de répondre aux besoins de santé de la population et de veiller à la gestion efficiente du système de santé », selon l'avant-projet de loi qui doit être transmis prochainement au Conseil d'Etat. Les directeurs des ARS seront nommés pour quatre ans par le gouvernement et le préfet de région présidera le conseil de surveillance. Si la création d'entités responsables de l'organisation des soins, aussi bien au niveau hospitalier que pour la médecine libérale, fait quasiment l'unanimité, la mainmise des ARS sur les dépenses d'assurance-maladie (gestion des risques) continue de susciter des levées de boucliers, alors que la Caisse nationale d'assurance-maladie a beaucoup développé ses actions vis-à-vis des patients comme des médecins (lire ci-dessous). Le projet de loi confirme que les agences géreront « le risque assurantiel en santé » et qu'elles établiront des « contrats pluriannuels » avec les caisses primaires. Délégation de compétences Autre illustration du volontarisme de l'Etat : le texte veut favoriser les regroupements d'hôpitaux en créant des « commu- nautés hospitalières de territoire », conformément au rapport Larcher. La loi permettra « à plusieurs établissements publics de se fédérer pour mettre en commun des ressources, dans une logique de délégation de compétences », sur le modèle des « communautés de communes ». Les regroupements pourront se faire sur la base du volontariat. Mais aussi, si le texte n'est pas modifié, sur décision de l'Etat, alors que les élus locaux avaient insisté auprès de Gérard Larcher pour que le système soit purement incitatif. Les directeurs des ARS pourront « décider la création d'une communauté ». « Ce sera très rare,L'objectif est de privilégier les regroupements volontaires. On sait que ça ne marche pas bien lorsque c'est imposé. » assure une source gouvernementale. Avec ces communautés, l'objectif du gouvernement est de remédier à la pénurie de médecins qui touche les régions rurales. « Certains hôpitaux sont trop petits, ils n'arrivent plus à attirer suffisamment de médecins et n'ont pas les moyens d'assurer des services de chirurgie ou de maternité, explique-t-on au cabinet de Roselyne Bachelot. En se rapprochant d'établissements plus importants, ils bénéficieront de leurs plateaux techniques et de leurs compétences. » Nécessaire travail de pédagogie Concrètement, l'établissement référent pourra déléguer des médecins dans les hôpitaux plus petits de la même région pour certaines consultations. A l'inverse, pour les actes lourds (chirurgie, accouchements), les patients devront se rendre à l'hôpital principal. Par ailleurs, si le directeur d'hôpital verra ses prérogatives renforcées, notamment en matière de nomination des médecins, il dépendra étroitement du directeur d'ARS, avec qui il signera un contrat pluriannuel d'objectifs et de moyens. « Le projet est dans l'ensemble conforme aux recommandations du rapport Larcher et aux déclarations du président de la République, se félicite Gérard Vincent, délégué général de la Fédération hospitalière de France. Il demandera néanmoins un travail de pédagogie auprès de certains médecins qui le perçoivent, à tort, comme une atteinte. » Le texte doit être présenté en Conseil des ministres début octobre. D'ici là, la ministre de la Santé doit poursuivre ses consultations avec les partenaires sociaux. VINCENT COLLEN les echos 3 septembre 2008 (http://www.lesechos.fr/info/france/4767340.htm) http://www.coordination-nationale-infirmiere.org/index.php/Les-Depeches/La-reforme-de-l-organisation-de-la-sante-fait-la-part-belle-a-l-Etat.html
- Que faire des cas psy en prison? 05/09/2008 Que faire des cas psy en prison ? La prise d'otage d'un psychologue lundi par un détenu à la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis a attiré encore une fois l'attention sur le système carcéral à l'égard des prisonniers à problèmes psychiatriques. Vous êtes nombreux à donner votre avis en commentaire sous les articles traitant de ce sujet. Zebullon, par exemple, critique le système actuel: «Pour ne pas dépenser de fric en psychiatrie, on laisse les malades sans soins jusqu'au jour où ils font de quoi les enfermer. En plus de faire des victimes, ce système permet de remettre dehors au bout de quelques années des gens pas soignés pour recommencer le cycle. Je ne suis pas sûre que cela coûte moins cher que des soins, mais c'est pas les mêmes budgets.» Littlekacius, quant à lui, lance: «Moi, je veux bien avoir un psy gratuit... ça m'aurait aidé lors de ma dépression l'année dernière, mais je ne suis pas un délinquant, je ne bénéficie pas d'aides sociales (désolé, je fais ce que je peux pour m'en sortir par mes propres moyens).» Et Cat de répondre, «la dépression et les névroses ne sont pas des troubles psychiatriques et heureusement parce que sinon l'ensemble de la population serait en asile... La schizophrénie en revanche oui mais, c'est en général une pathologie ancienne que l'incarcération peut aggraver. Bref, il y a longtemps que je suis pour des cellules psychologiques en prison avec un suivi permanent des détenus, plus ils parlent, plus ils dénaturent leur peur et la violence qui en résulte.» Quelle devrait être selon vous la politique carcérale en ce qui concerne les cas psychiatriques? Continuez à donner votre avis ci-dessous 20 minutes 3 septembre 2008 (http://www.20minutes.fr/article/249116/Debats-Que-faire-des-cas-psy-en-prison.php) http://www.coordination-nationale-infirmiere.org/index.php/Les-Depeches/Que-faire-des-cas-psy-en-prison.html
- Le Haut conseil des professions paramédicales installé le 11 septembre 05/09/2008 Le Haut conseil des professions paramédicales installé le 11 septembre La ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, a annoncé mercredi l'installation le 11 septembre du Haut conseil des professions paramédicales, instance interprofessionnelle qui sera présidée par Edouard Coty. Ce Haut conseil, créé par un décret du 15 mai 2007, sera "l'interlocuteur des pouvoirs publics" pour les professions paramédicales, a précisé Mme Bachelot lors d'une visite à la maison médicale du Haut Pays à Villeneuve-le-Roi (Val-de-Marne), qui regroupe infirmières, médecins, kinésithérapeutes ou orthophonistes. Cet "espace de réflexion, d'échanges et de concertation" entre les professionnels de la santé concernés, selon son futur président, pourra aussi faire des propositions au ministre. Il devra par ailleurs être obligatoirement saisi à propos de tous les projets de textes réglementaires concernant les professions paramédicales. Revenant sur les décrets parus mardi permettant aux infirmiers de pratiquer le renouvellement de la vaccination antigrippale sans prescription médicale, Roselyne Bachelot a souligné qu'il s'agissait de "revaloriser" les compétences des infirmiers "car les médecins auront besoin de temps médical". Selon le ministère, cette mesure permettra aussi d'améliorer la couverture vaccinale antigrippale des personnes vulnérables et notamment celle des plus de 65 ans, qui se situe actuellement à 68%. Mais Mme Bachelot a déploré qu'il ait fallu "neuf mois, le temps d'une gestation" pour la sortie de ces textes réglementaires issus de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2008 et a souhaité pour l'avenir davantage de "souplesse". Le Monde 3 septembre 2008 (http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-36826438@7-37,0.html) http://www.coordination-nationale-infirmiere.org/index.php/Les-Depeches/Le-Haut-conseil-des-professions-paramedicales-installe-le-11-septembre.html
- Le détachement des fonctionnaires hospitaliers et territoriaux facilité 05/09/2008 Le détachement des fonctionnaires hospitaliers et territoriaux facilité Les fonctionnaires des hôpitaux publics et des collectivités territoriales vont pouvoir être détachés de leur administration d'origine sans voir leur rémunération limitée, a indiqué mercredi dans un communiqué le ministère du Budget et de la Fonction publique. Jusqu'à présent, un fonctionnaire hospitalier ou territorial "choisi pour exercer des responsabilités supérieures hors de son corps d'appartenance voyait sa rémunération plafonnée en fonction de ce qu'il gagnait dans son corps d'origine (15% maximum entre les rémunérations)", expliquent dans un communiqué commun le ministre du Budget Eric Woerth et son secrétaire d'Etat à la Fonction publique André Santini. En vertu de deux décrets du 23 juin et 2 juillet, ce plafond est désormais supprimé, "afin d'harmoniser les règles entre les trois fonctions publiques (Etat, territoriale, hospitalière) et de lever ce blocage financier à une mobilité". Cette évolution concerne 1,6 million d'agents de la Fonction publique territoriale et plus d'un million de fonctionnaires de la Fonction publique hospitalière. Elle répond à "l'engagement du gouvernement de faciliter la mobilité au sein des trois fonctions publiques", soulignent les ministres. Le plafond des 15% est également supprimé pour une partie des fonctionnaires d'Etat auxquels il était encore appliqué. Le Monde 3 septembre 2008 (http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-36822493@7-50,0.html) http://www.coordination-nationale-infirmiere.org/index.php/Les-Depeches/Le-detachement-des-fonctionnaires-hospitaliers-et-territoriaux-facilite.html
- URGO 03/09/2008 http://www.coordination-nationale-infirmiere.org/index.php/URGO/URGO.html
- 3M 03/09/2008 http://www.coordination-nationale-infirmiere.org/index.php/3M-laboratoires/3M.html
- Hôpital public : Les conducteurs de Porsche en grève 03/09/2008 Hôpital public : Les conducteurs de Porsche en grève Quelque 600 professeurs universitaires praticiens hospitaliers (PUPH) de chirurgie et de médecine, souvent brillants et parmi les mieux payés, réclament encore plus d’argent. 20 % des professeurs universitaires ont une activité privée dans les hôpitaux publics. Souvent chirurgiens, ils reversaient à l’hôpital une sorte de taxe - par exemple, 5,50 euros pour une consultation à 200 euros. Jugeant que c’était encore trop, leur syndicat, dont la principale activité consiste à défendre leur activité libérale dans le public, a saisi le Conseil d’État pour obtenir une réduction. Mais les sages ont sommé le gouvernement de relever les tarifs au nom de l’égalité. Bachelot a eu le courage de signer le décret en mai dernier, passant leur réversion à 40 %. Furieux comme un obèse que l’on mettrait brutalement au régime, ils ont déclenché une grève du "codage". C’est-à-dire qu’ils ne transmettent plus la facturation de leurs actes à la direction des finances de l’hôpital, qui, du coup, ne peut pas se faire payer par la Sécurité sociale et les mutuelles complémentaires. Une catastrophe financière, qui coûte aux hôpitaux de Paris 5 millions d’euros par semaine. Nous en sommes déjà à 8o millions de perdus, et les directions doivent emprunter pour payer les salaires ! Urgent, privilèges en danger ! Les grands professeurs grévistes menacent de quitter les hôpitaux publics s’ils n’obtiennent pas satisfaction. Un argument massue à leurs yeux, car ils se jugent avec humilité comme "les meilleurs". D’ailleurs, afin que tous en soient convaincus, ils ont fait appel à une boîte de com pour "communiquer" sur leur grève. Nous sommes loin du serment d’Hippocrate, que ces mêmes professeurs font toujours lire aux jeunes docteurs. Hormis leur syndicat, ils n’ont pas grand monde derrière eux. Les autres médecins non universitaires et leurs intersyndicales de praticiens hospitaliers - y compris celles proches de l’UMP - ne les soutiennent pas, ni la CGT, F0, SUD ou les syndicats de directeurs. Il faut dire que ces grévistes soudains n’ont jamais été vus dans aucun mouvement pour la défense du service hospitalier public ou de la Sécurité sociale... Bachelot a reculé en abaissant leur réversion à 30 %, au lieu des 40 % prévus. Ils ont refusé. À l’heure de la récession économique, de la crise sans précédent qui s’annonce pour notre pays, du drame financier qui tue les hôpitaux publics, ce coup de grâce venant de la soi-disant "élite" hospitalière donne un curieux exemple. Surtout quand on sait le niveau de leur "pouvoir d’achat" subitement mis en péril. Les professeurs de médecine et de chirurgie qui font des actes privés dans les hôpitaux publics représentent la catégorie la mieux payée des universitaires français. Un rapport de l’Inspection générale des affaires sanitaires et sociales de 2006 avait révélé leurs gains : entre 100 000 et 450 000 euros annuels en plus de leur salaire, qui va de 8 000 à 12 000 euros mensuels. Avec un record pour un PUPH de chirurgie esthétique d’un hôpital public parisien, qui avait dépassé le million d’euros annuel. Un autre rapport, de la Cour des comptes celui-là, toujours en 2006, révélait que nos universitaires de médecine, comme les jeunes chefs de clinique, avaient obtenu une indemnité de travail de nuit de 450 euros, doublée le dimanche et les jours fériés. Ce qui leur permet d’empocher, en un seul dimanche, le salaire mensuel d’une infirmière débutante... Qui plus est, ils bénéficient de postes de consultants avant leur retraite - payée au plus fort de leur salaire pour deux ans. Certains, bien qu’à la retraite, continuent à travailler en ville. Sans compter ceux qui brillent dans le cercle très fermé des tribunaux, pour lesquels ils effectuent de savantes expertises, et dont beaucoup sont connus pour ne plus voir de malades depuis bien longtemps. À tout cela vient naturellement s’ajouter ce dont bénéficient bon nombre de médecins : les avantages en nature des laboratoires pharmaceutiques, les voyages, les études, les congrès et les expertises médicales très lucratives pour le compte des compagnies d’assurances. Enfin, le statut de professeur de médecine leur permet de cumuler leur salaire et leur indemnité défiscalisée de député. Sans Rolex, je ne peux pas prendre votre pouls Le secteur privé dans les hôpitaux publics est un serpent de mer depuis que la gauche, en 1983, avait tenté de le supprimer. Mais, comme pour les ordres professionnels, Mitterrand avait reculé face aux réseaux de ces professeurs influents. Afin de combler l’écart de revenus entre les médecins du public et les libéraux, un compromis avait été trouvé par Martine Aubry en 2001, avec les primes de service public pour ceux qui ne font pas de privé et des comités de surveillance pour encadrer le privé dans les hôpitaux. Le devenir de l’université médicale, la rémunération des médecins, la fâcheuse habitude d’autoriser l’exercice d’un secteur privé dans le public sont de vraies questions politiques. Qu’il faut poser, sans craindre le chantage d’une minorité. Car beaucoup de professeurs ne font pas de privé, et la plupart de ceux qui en font ont une activité mesurée. Mais quelques-uns abusent très largement du système. Et, comme ils sont très souvent chefs de service, ils ne risquent pas de se dénoncer... Patrick Pelloux (http://fr.wikipedia.org/wiki/Patrick_Pelloux) http://www.coordination-nationale-infirmiere.org/index.php/Les-Depeches/Hopital-public-Les-conducteurs-de-Porsche-en-greve.html
- Carhaix : oui à la chirurgie, non à la maternité 03/09/2008 Carhaix : oui à la chirurgie, non à la maternité C'est la prescription des 53 médecins hospitaliers du Finistère. « L'hôpital de Carhaix ne peut plus travailler seul », soulignent-ils. Les médecins hospitaliers n'avaient pas encore fait entendre leur voix dans le débat sur le devenir de l'hôpital de Carhaix. C'est désormais chose faite. Le projet médical issu des réflexions de 53 praticiens exerçant dans le département du Finistère a été présenté lors d'une conférence de presse, hier à Brest. Objectif : assurer un « avenir pérenne » à l'établissement carhaisien. « Nous n'avons reçu ni conseils, ni consignes », soulignent le professeur Bertrand Fenoll, du CHU de Brest, et le docteur Dominique Lengrand, de l'hôpital de Carhaix. Une manière de dire qu'ils n'agissent pas en service commandé pour le compte de l'Agence régionale de l'hospitalisation, « bête noire » des Carhaisiens, en particulier du maire de la ville, Christian Troadec. Le diagnostic des médecins hospitaliers est sombre. Ils constatent une « fuite des patients » de l'hôpital de Carhaix. « Dans certains services, plus de 80 % des patients préfèrent se faire soigner dans d'autres hôpitaux », indique le docteur Lengrand. À l'origine de cette situation, les difficultés de recrutement en raison de la pénurie de médecins. Pour les praticiens hospitaliers, il est vital de redonner de « l'attractivité » à l'hôpital de Carhaix. Cela ne peut passer que par une coopération renforcée avec les hôpitaux environnants, en particulier le CHU de Brest. « L'hôpital de Carhaix ne peut plus travailler seul », souligne le docteur Lengrand. Maternité non conforme Ainsi, les praticiens hospitaliers préconisent le maintien d'une activité chirurgicale de jour qui préserve le bloc opératoire et son personnel. Mais ils estiment que les urgences nocturnes et la chirurgie programmée lourde doivent être transférées vers les hôpitaux de Brest et de Quimper. Concernant la maternité, autre point sensible, les médecins constatent une « absence de conformité » due au manque de gynécologues, d'anesthésistes et de chirurgiens. En conséquence, ils suggèrent la création d'un centre de périnatalité pour la prise en charge des mamans et de leurs bébés avant et après l'accouchement. Dans ce projet médical, l'effort d'adaptation n'est pas à sens unique. Le renforcement de certaines disciplines est aussi suggéré. Par exemple, un développement des traitements chimiothérapiques au plus près des patients apparaît souhaitable de même que la création d'un laboratoire d'analyses biologiques, l'augmentation des effectifs de radiologues ou encore la création d'une zone d'atterrissage à l'intérieur de l'hôpital afin de faciliter les transferts par hélicoptère. Bref, ce projet médical n'est pas tout à fait celui de l'Agence régionale de l'hospitalisation, qui souhaitait fermer purement et simplement le service de chirurgie et la maternité. Une décision vivement contestée à Carhaix et finalement annulée par le tribunal administratif. « Notre rapport ne fera plaisir ni au directeur de l'Agence régionale de l'hospitalisation, ni au maire de Carhaix », pronostique le professeur Fenoll. Permettra-t-il de renouer le dialogue ? C'est ce qu'espèrent les médecins hospitaliers. Ils souhaitent que leur projet médical soit examiné par le conseil d'administration de l'hôpital. Mais encore faudra-t-il que son président, Christian Troadec, inscrive ce point à l'ordre du jour. Olivier MÉLENNEC. Ouest France 2 septembre 2008 (http://www.ouest-france.fr/Carhaix-oui-a-la-chirurgie-non-a-la-maternite/re/actu_BN/actu_8619-696311------_actu.html) http://www.coordination-nationale-infirmiere.org/index.php/Les-Depeches/Carhaix-oui-a-la-chirurgie-non-a-la-maternite.html
- CSF 03/09/2008 http://www.coordination-nationale-infirmiere.org/index.php/Credit-Social-des-Fonctionnaires-CSF/CSF.html
- GMF 03/09/2008 http://www.coordination-nationale-infirmiere.org/index.php/Garantie-Mutuelle-des-Fonctionnaires-GMF/GMF.html
- MNH 03/09/2008 http://www.coordination-nationale-infirmiere.org/index.php/Mutuelle-Nationale-des-Hospitaliers-MNH/MNH.html
- Hôpital/Grève : l'AP-HP lance un appel 03/09/2008 Hôpital/Grève : l'AP-HP lance un appel Le président de l'Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), Jean-Marie Le Guen, a pressé aujourd'hui le gouvernement de mettre fin à la "crise" provoquée par une grève administrative de certains médecins hospitaliers ayant déjà coûté "plusieurs centaines de millions d'euros" aux hôpitaux publics. Lancée fin mai par un petit syndicat, ce mouvement est suivi par plusieurs centaines de praticiens qui contestent un décret paru en mai augmentant sensiblement la redevance que ces médecins versent aux hôpitaux quand ils y exercent une activité privée. Pour protester, ils refusent de communiquer les documents administratifs relatifs à leur activité médicale publique. Sans conséquence pour les soins, cette grève met en difficulté les hôpitaux, qui se retrouvent dans l'impossibilité d'être financés par l'assurance maladie. Un peu plus de 4.000 praticiens hospitaliers (soit 12%) pratiquent une part de leur activité en libéral à l'hôpital, dont plus d'un tiers avec des dépassements d'honoraires. Le Figaro 2 septembre 2009 (http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2008/09/02/01011-20080902FILWWW00420-hopitalgreve-l-ap-hp-lance-un-appel.php) http://www.coordination-nationale-infirmiere.org/index.php/Les-Depeches/Hopital/Greve-l-AP-HP-lance-un-appel.html
- Grippe: les infirmières pourront renouveler un vaccin sans prescription médicale 03/09/2008 Grippe: les infirmières pourront renouveler un vaccin sans prescription médicale PARIS (AFP) — Les infirmiers et infirmières sont désormais habilités à pratiquer l'injection du vaccin antigrippal sans prescription d'un médecin, à l'exception de la première injection et seulement pour certains patients, selon un décret paru mardi au Journal Officiel. Les infirmières pouvaient déjà pratiquer cette injection de vaccin après une première injection, mais "à condition d'avoir une prescription médicale, ce qui n'est plus nécessaire", a précisé à l'AFP le ministère de la Santé. Le décret, daté du 29 août, précise que cette injection peut se faire "sur certaines personnes dont les conditions d'âge et les pathologies dont elles peuvent souffrir sont précisées par arrêté". Il s'agit des "personnes âgées de 65 ans et plus", ainsi que des personnes adultes atteintes d'une pathologie inscrite dans une liste (asthme, insuffisance cardiaque ou certains diabètes par exemple), selon l'arrêté en question, également daté du 29 août. Le droit de prescrire un renouvellement de vaccination anti-grippale pour les personnes déjà vaccinées les années antérieures était une revendication de la profession. Un rapport publié en avril par la Haute Autorité de Santé (HAS) recommandait de favoriser le transfert de certaines tâches réservées aux médecins à d'autres professionnels de santé, comme les infirmières, pour améliorer la qualité des soins et rendre les professions de santé plus attractives. AFP 2 septembre 2008 >> Arrêté du 29 août 2008 fixant la liste des personnes pouvant bénéficier de l’injection du vaccin antigrippal effectuée par l’infirmière selon les modalités prévues à l’article R. 4311-5-1 du code de la santé publique (images/pdf/PRESCRIPTION/joe_20080902_0031.pdf) http://www.coordination-nationale-infirmiere.org/index.php/Les-Depeches/Grippe-les-infirmieres-pourront-renouveler-un-vaccin-sans-prescription-medicale.html
- Prise en charge de l'ulcère de jambe veineux 02/09/2008 COMMUNIQUE DE PRESSE PRISE EN CHARGE DE L'ULCERE DE JAMBE VEINEUX PROFORETM, Le kit prêt-à-l'emploi de compression multicouche désormais REMBOURSÉ EN NOM DE MARQUE Le laboratoire Smith & Nephew a le plaisir de vous informer de l'avis de la Commission d'Evaluation des Produits et Prestations en faveur du remboursement en nom de marque de PROFORE. PROFORE, un parcours sans faute → Novembre 2006, la Haute Autorité de Santé recommande un traitement par compression multicouche pour la prise en charge de l'ulcère de jambe veineux, plus efficace que les conventionnelles bandes de compression élastiques. Le bandage multicouche à haut niveau de pression (en l'absence d'artériopathie) permet de traiter la cause de l'ulcère de jambe d'origine veineuse à savoir l'hyperpression veineuse et sa conséquence, l'œdème. Le système compressif multicouche favorise l'observance et réduit le recours aux soins infirmiers avec un impact financier non négligeable pour les patients et la société. PROFORE, le seul kit multicouche prêt à l'emploi disponible en France, répond en tous points aux recommandations de la HAS. → Août 2008, La Haute Autorité de Santé renouvelle sa confiance et reconnait officiellement l'efficacité de PROFORE. La Commission d'Evaluation des Produits et Prestations publie son avis en faveur du remboursement en NOM DE MARQUE de PROFORE. Le laboratoire Smith & Nephew propose désormais trois kits PROFORE, remboursés par la Sécurité Sociale, pour appliquer une compression efficace et pour répondre au besoin de confort des patients porteurs d'ulcères de jambe veineux : PROFORE 18-25 cm pour les petites chevilles PROFORE 25-30 cm pour les chevilles de taille moyenne PROFORE >30cm pour les grosses chevilles : NOUVEAU PROFORE est un système de bandage multicouche comportant une bande de ouate protégeant la peau et absorbant l'exsudat, une bande de crêpe non élastique, une bande de compression en coton élastique à étirement long et une bande cohésive permettant une harmonisation des pressions. PROFORE applique une compression forte de 40mmHg à la cheville, dégressive à 17 mmHg sous le genou et constante. PROFORE peut être laissé en place sur la jambe jusqu'à 7 jours maximum. En début de traitement, il doit être renouvelé autant de fois que le niveau d'exsudat le nécessite, ou lorsque la circonférence de la cheville évolue (œdème). NOUVEAU KIT PROFORE >30CM Depuis le mois d'août, le Laboratoire Smith & Nephew met à la disposition des professionnels de santé un nouveau kit pour les grosses chevilles : supérieures à 30cm de circonférence, le KIT PROFORE >30cm. Ce dernier permet d'appliquer une compression plus adaptée et en conséquence plus efficace aux chevilles qui atteignent les 30cm de circonférence. PROFORE pour cicatriser tous les ulcères de jambe veineux L'ulcère de jambe d'origine veineuse est un véritable problème de santé publique. Trois raisons l'expliquent : sa prévalence (1% de la population), sa tendance spontanée à la chronicisation et la fréquence forte de ses récidives en l'absence d'une prise en charge adéquate. PROFORE répond à ce problème de santé publique en cicatrisant 7 patients sur 10 en 12 semaines*. Community clinics for leg ulcers and impact on healing. Moffatt CJ, Franks & Coll., BMJ, 1992;305;1389-1392 Arrêté du 30 juillet 2008 (Journal Officiel du 6 août 2008) relatif à l'inscription du système compressif multicouche PROFORE de la société Smith & Nephew SAS au chapitre 3 du titre 1er de la Liste des Produits et Prestations Remboursables prévue à l'article L .165-1 du code de la Sécurité Sociale : La prise en charge de PROFORE est assurée en cas d'ulcère d'origine veineuse ou à composante veineuse prédominante (stade C6 de l'insuffisance veineuse chronique) avec un indice de pression systolique supérieur à 0,8. PROFORE peut être laissé en place sur la jambe jusqu'à 7 jours maximum. En début de traitement, il doit être renouvelé autant de fois que le niveau d'exsudat le nécessite, ou lorsque la circonférence de la cheville évolue (œdème). Le bandage multicouche est une technique complexe qui nécessite une formation préalable du personnel soignant. Code Nomenclature Tarif LPPR 1330277 Système multicouche compressif, Smith&Nephew, PROFORE, 18-25 cm. Il comprend au minimum : une interface stérile non adhérente à la plaie, une bande de ouate et une bande de crêpe (protection et absorption des exsudats), une bande compressive élastique et une bande cohésive (maintien des couches en place et compression supplémentaire). Ce code ne peut pas être associé aux codes 1371030, 1399180 et 1355857. Date de fin de prise en charge : 15 août 2013. 20,80 € TTC 1351173 Système multicouche compressif, Smith&Nephew, PROFORE, 25-30 cm. Il comprend au minimum : une interface stérile non adhérente à la plaie, une bande de ouate (protection et absorption des exsudats), une bande compressive élastique et une bande cohésive (maintien des couches en place et compression supplémentaire). Ce code ne peut pas être associé aux codes 1397620 et 1355857. Date de fin de prise en charge : 15 août 2013. 14,22 € TTC 1340152 Système multicouche compressif, Smith & Nephew, PROFORE, > 30 cm. Il comprend au minimum : une interface stérile non adhérente à la plaie, une bande de ouate (protection et absorption des exsudats), deux bandes compressives élastiques et une bande cohésive (maintien des couches en place et compression supplémentaire). Ce code ne peut pas être associé aux codes 1399180, 1397620 et 1355857 Date de fin de prise en charge : 15 août 2013. 26,48 € TTC http://www.coordination-nationale-infirmiere.org/index.php/20080902533/Dernieres-News/Prise-en-charge-de-l-ulcere-de-jambe-veineux.html
- Un projet de réforme de l’hôpital qui manque de tonus 02/09/2008 Un projet de réforme de l’hôpital qui manque de tonus Santé. Le texte de Bachelot, que «Libération» s’est procuré, sera bientôt devant le Parlement. ERIC FAVEREAU QUOTIDIEN : mardi 2 septembre 2008 C’est «le» projet de loi… Bachelot. Son bébé. Il répond au nom de «Patients, santé et territoires». Ce texte va occuper pendant toute la rentrée la ministre de la Santé. Projet massif de près de 120 pages, divisé en quatre volets, lourd de 35 articles, il vient de partir au Conseil d’Etat. Puis il devrait être présenté en octobre au Conseil des ministres pour être débattu en novembre devant le Parlement. Ce projet est ambitieux : il entend répondre à la crise de l’hôpital et de son manque d’attractivité, mais aussi dessiner un nouveau visage de l’organisation sanitaire en France, plus régional et plus proche des besoins de la population. Et pourtant à la lecture de ce long texte - que Libération s’est procuré -, un sentiment de gêne, une impression de confusion, prévaut. Il y a de tout dans ce texte. Pourquoi diable, dans un même projet, avoir mélangé des mesures de santé publique et d’autres plus organisationnelles ? Pourquoi mélanger ainsi «l’interdiction des cigarettes bonbons»«C’est mi-figue mi-raison», tranche un syndicaliste. avec la nouvelle gouvernance à l’hôpital, aborder la réforme du dépistage en milieu scolaire et ensuite traiter de la création des centres de rétention socio-médico-judiciaire ? Sans oublier la création des agences régionales de santé (ARS), piliers de l’architecture sanitaire de la France. Comment, dans ce contexte, s’y repérer ? Alors que le monde de la santé souffre aujourd’hui d’un manque de lisibilité, on a bien du mal à trouver une cohérence dans ce projet de loi, censé pourtant être le grand texte sanitaire du quinquennat de Sarkozy. D’autant que la ministre de la Santé ne semble pas avoir osé aller au bout de sa logique. Déserts médicaux. Prenons les trois éléments centraux de ce projet qui visent à répondre aux défis actuels. Le premier concerne la répartition des médecins sur le territoire. On le sait, il y a de véritables déserts médicaux. Le texte propose de «filiériser» toutes les disciplines médicales, et donc, chaque année, de fixer, après analyse des besoins régionaux, le nombre de gynécologues, de chirurgiens, etc. dont le pays a besoin. Une mesure de bon sens. Reste que le texte n’aborde pas, ou à la marge, la question de la liberté d’installation. Dans ces conditions, on pourra former le nombre adéquat d’ophtalmologues, mais s’ils vont tous s’installer à Nice, où sera le bénéfice sanitaire ? Deuxième volet, la territorialité, maître mot de la nouvelle organisation. Il s’agit de définir des territoires de santé homogènes, avec en leur sein des communautés d’établissements et entre eux une mutualisation des moyens. Il s’agit d’en finir avec ces petits hôpitaux sous-dotés, alors que d’autres vivent dans une relative opulence. Tout le monde est d’accord sur le principe. Mais là encore, le projet repose sur la base du volontariat. «Sans un vrai chef dans un territoire de santé, comment impulser de véritables changements dans la carte hospitalière ?», s’interroge un ancien directeur des hôpitaux. Troisième volet et troisième ambiguïté : il faut un «patron» unique à l’hôpital. Dans le projet de loi, il n’y apparemment pas d’ambiguïté : le patron, c’est le directeur de l’hôpital. Et lui seul. C’est lui qui nomme les différents membres du directoire qui va remplacer le conseil d’administration. Il a même, dans le texte, le pouvoir de se séparer d’un médecin défaillant. Bref, c’est apparemment clair. Mais entre lui et le directeur de l’agence régionale de santé, il n’y a pas d’échelon intermédiaire. Chaque hôpital aura bien son patron, mais un patron enfermé dans les murs de son établissement. «Il y a de tout dans ce projet, y compris des bonnes choses, conclut François Aubart, président de la Coordination hospitalière. Mais cela s’arrête en cours de route. La définition des territoires de santé ? C’est renvoyé aux schémas régionaux, après la création des ARS, c’est-à-dire dans cinq ans. Or, il y a urgence. 80 % des chefs de clinique - l’élite de nos futurs médecins - vont quitter l’hôpital public pour aller dans le privé. Cette réforme est peut-être bonne, mais quand elle sera totalement appliquée, il risque d’être trop tard.» Libération 2 septembre 2008 (http://www.liberation.fr/actualite/societe/349465.FR.php) http://www.coordination-nationale-infirmiere.org/index.php/Les-Depeches/Un-projet-de-reforme-de-l-hopital-qui-manque-de-tonus.html
- Avant projet de loi Patients, Santé, Territoires 02/09/2008 Avant projet de loi Patients, Santé, Territoires Renforcer le rôle du médecin traitant ; conforter les directeurs d'hôpital, nouveau statut pour les futurs médecins hospitaliers ; mise en place des agences régionales de santé ; nouvelles règles de représentativité syndicale ; organisation de la FMC, politique de prévention... la loi Patients, santé et territoires, dite loi Bachelot, doit être discutée avant Noël par les députés. IL AURA fallu plus de temps que prévu aux services de Roselyne Bachelot pour accoucher de l'avant-projet de loi Patients, santé et territoires. Matignon a veillé au grain tout l'été. Plusieurs versions se sont succédé, raccourcies sur injonction du Premier ministre. La plus récente, en date du 22 août, circule sur Internet. Quatre titres, 41 articles, 115 pages. « Le Quotidien » en présente les grandes lignes ci-dessous. Cette version, précise toutefois Roselyne Bachelot, n'est pas validée. Vendredi, de nouveaux ajustements ont été apportés à l'occasion d'une réunion interministérielle. Place maintenant à un mois de concertations en tout genre – entretiens bilatéraux avec les syndicats, séminaires… Il n'y a pas une minute à perdre pour tenir les délais. «Le calendrier initial est maintenu», s'emploie à répéter le gouvernement. La présentation en conseil des ministres, initialement prévue le 24 septembre, est toutefois décalée à la mi-octobre. Viendra ensuite la seconde mi-temps, avec le passage au Parlement. Les députés médecins, 41 à siéger sur les bancs de l'hémicycle, ne manqueront pas de relayer les attentes des médecins libéraux et hospitaliers. Le projet de loi Bachelot risque fort d'être en partie dénaturé par la pluie d'amendements prévisible. À moins que le gouvernement n'opte pour la voie de l'ordonnance pour certains titres techniques. Mais l'exécutif, conscient que les parlementaires vivraient mal cette option, préférera peut-être se la réserver pour des enjeux d'une autre ampleur – comme la présence française en Afghanistan, ou la relance de la croissance. «Le président de la République et le Premier ministre souhaitent un maximum de débat parlementaire», affirme-t-on dans l'entourage de François Fillon. Nicolas Sarkozy, pas plus tard que ces jours-ci, a assuré qu'il mènerait la réforme hospitalière à son terme. Le spectre d'un remaniement ministériel n'est pas exclu au printemps prochain. Roselyne Bachelot ne s'en cache pas, elle veut aller vite. Il lui faudra tenir compte de l'agenda parlementaire surchargé. «Au mieux, la loi ne paraîtra pas avant mars prochain, pronostique un professeur de médecine proche de l'UMP. Jusqu'au conseil des ministres, cela devrait pas trop mal se passer. C'est au Parlement, en fin d'année, que les lobbies vont se réveiller et que cela va cogner en tout sens. Difficile de dire ce que dira la loi au final.» Delphine CHARDON, Quotimed 30 août 2008 Avant projet de loi Patients, Santé, Territoires (images/pdf/AVPST/avpst.pdf) Note : le Ministère de la Santé a précisé que cette version ne constituait pas la version finale. http://www.coordination-nationale-infirmiere.org/index.php/20080902531/Dernieres-News/Avant-projet-de-loi-Patients-Sante-Territoires.html
- Hôpital de Carhaix: les médecins disent oui à la chirurgie, non à la maternité 02/09/2008 Hôpital de Carhaix: les médecins disent oui à la chirurgie, non à la maternité Nouveau rebondissement dans le dossier mouvementé de l'hôpital de Carhaix, dans le Finistère. Cette fois, ce ne sont ni les ardents défenseurs de l'établissement, ni les technocrates de l'agence régionale de l'hospitalisation qui font entendre leur voix, mais les médecins. Une voix pleine d'autorité donc qui préconise le maintien d'un service de chirurgie mais la fermeture de la maternité. C'est là que le bât blesse pour l'hôpital qui a obtenu un sursis de haute lutte au printemps dernier. Les médecins hospitaliers font entendre leur voix dans le débat sur l'avenir de l'hôpital de Carhaix. Leur projet médical préconise, entre autres, le maintien d'un service de chirurgie, le renforcement de certaines disciplines de médecine, l'installation de lits de soins palliatifs ou encore la création d'un laboratoire de biologie. Fermeture de la maternité préconisée En revanche, les médecins estiment que les conditions de sécurité ne sont pas réunies pour que des accouchements continuent à être pratiqués à Carhaix. Ils suggèrent la création d'un centre périnatal pour les femmes enceintes, les accouchements se déroulant dans un autre hôpital. Une cinquantaine de médecins hospitaliers de Brest, Carhaix, Quimper et Morlaix ont participé durant l'été à l'élaboration de ce projet médical. Ouest France 2 septembre 2008 (http://www.ouest-france.fr/Hopital-de-Carhaix-les-medecins-disent-oui-a-la-chirurgie-non-a-la-maternite/re/actuDet/actu_3631-695887------_actu.html) http://www.coordination-nationale-infirmiere.org/index.php/Les-Depeches/Hopital-de-Carhaix-les-medecins-disent-oui-a-la-chirurgie-non-a-la-maternite.html
- EXCLUSION Un infirmier frontalier privé de couverture sociale après une tuberculose 01/09/2008 EXCLUSION Un infirmier frontalier privé de couverture sociale après une tuberculose Autrefois redoutable et redoutée, la tuberculose est aujourd'hui une maladie dont on guérit. Elle reste pourtant facteur de discrimination. Samuel Barrez, un infirmier de 35 ans, en fait l'amère expérience : employé depuis quelques mois dans un hôpital suisse, il est sans couverture sociale. « Deux sociétés d'assurance privée de frontaliers ont déjà refusé mon dossier. J'attends la réponse d'une troisième, mais on m'a déjà prévenu que s'il était accepté, ce serait avec un surcoût », explique-t-il. Pourtant, Samuel est médicalement guéri, examens à l'appui. L'assurance-maladie française refuse de reconnaître une maladie professionnelle Tout a commencé fin 2006. Samuel termine ses études d'infirmier à Annecy et s'apprête à signer un CDD avec l'hôpital. Il subit une radio des poumons, examen obligatoire pour tout futur soignant. C'est alors le choc : « La radio montrait une tache, peut-être une tumeur... » Incompréhensible pour ce jeune homme sportif et qui mène une vie saine. Les examens s'enchaînent, peu concluants, jusqu'à l'intervention chirurgicale décidée en janvier 2007. Le diagnostic tombe Le Dauphiné 31 août 2008 (http://ledauphine.com/index.jspz?article=50344) http://www.coordination-nationale-infirmiere.org/index.php/Les-Depeches/EXCLUSION-Un-infirmier-frontalier-prive-de-couverture-sociale-apres-une-tuberculose.html
- Hôpital: L'Etat accélère les restructurations 01/09/2008 Hôpital: L'Etat accélère les restructurations Attention, terrain miné! La ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, met la dernière main à sa loi "Patients, santé, territoires", qui doit être présentée en Conseil des ministres courant octobre. La mesure phare du texte est la restructuration des hôpitaux. L'objectif est de fermer les blocs opératoires et les maternités de certains petits hôpitaux qui sont à la fois déficitaires et dangereux. Ces établissements seront adossés à un grand hôpital au sein de "communautés hospitalières de territoire", et reconvertis dans la rééducation ou l'accueil des personnes âgées. Pour déminer cette mesure ultrasensible, Nicolas Sarkozy avait promis que les restructurations se feraient "sur la base du volontariat incité". Mais le texte de l'avant-projet de loi précise que l'Etat pourra forcer la main aux hôpitaux. Ce document révélé jeudi par l'agence AEF, et dont le JDD s'est procuré une copie, indique que les directeurs généraux des futures agences régionales de santé (ARS), nommés en Conseil des ministres, pourront "décider de la création d'une communauté". Et ce n'est pas tout. Une fois le regroupement effectué, le directeur du nouvel ensemble aura le pouvoir de transférer des médecins, du matériel et des "autorisations d'activités de soins" entre les différents hôpitaux, après un simple "avis" des conseils de surveillance des établissements associés. "L'idée des rédacteurs, c'est qu'en déplaçant un médecin par-ci, puis en fermant un service par-là, la reconversion des petits hôpitaux deviendra progressivement inéluctable", décrypte un bon connaisseur du dossier. De quoi inquiéter les élus locaux, déjà échaudés par la carte judiciaire, les fermetures de casernes et les menaces qui pèsent sur les bureaux de poste. De fortes résistances locales Dans l'entourage de Roselyne Bachelot, on assure que "le volontariat restera la règle". "Le directeur d'ARS pourra décider de rapprocher des établissements, mais cette procédure ne sera appliquée qu'à titre exceptionnel, par exemple si un hôpital manque de médecins ou si la sécurité des patients est menacée", précise-t-on au ministère de la Santé. L'objectif affiché des communautés hospitalières est d'ailleurs de "renforcer" les petits hôpitaux, par exemple en y détachant un ou deux jours par semaine des médecins basés dans les établissements voisins. Plusieurs experts ont également fait valoir que l'accueil de personnes âgées génère plus d'emplois qu'un service de chirurgie. La bataille acharnée de Carhaix-Plouguer (Finistère) pour conserver sa maternité montre que les résistances locales restent fortes. Mais Roselyne Bachelot a encore quelques semaines pour convaincre. Son cabinet a précisé, vendredi, que le texte qui a "fuité" n'est qu'une "version intermédiaire et non validée" de la loi, et que "la concertation" se poursuit. La ministre recevra d'ailleurs, mercredi, les syndicats de médecins hospitaliers. Ils s'inquiètent du renforcement à venir du pouvoir des directeurs d'hôpitaux et de la création d'un nouveau statut incluant une part de rémunération variable en fonction de l'activité. Le JDD 31 août 2008 (http://www.lejdd.fr/cmc/societe/200835/hopital-l-etat-accelere-les-restructurations-_145803.html) http://www.coordination-nationale-infirmiere.org/index.php/Les-Depeches/Hopital-L-Etat-accelere-les-restructurations.html
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Contenu du Flux / de la Page : Les actualités http://www.coordination-nationale-infirmiere.org Fri, 05 Sep 2008 09:19:07 +0000 FeedCreator 1.7.2 Prise en charge de l'ulcère de jambe veineux http://www.coordination-nationale-infirmiere.org/index.php/20080902533/Dernieres-News/Prise-en-charge-de-l-ulcere-de-jambe-veineux.html smith&nephew Tue, 02 Sep 2008 11:07:21 +0000 Avant projet de loi Patients, Santé, Territoires http://www.coordination-nationale-infirmiere.org/index.php/20080902531/Dernieres-News/Avant-projet-de-loi-Patients-Sante-Territoires.html Quotimed Tue, 02 Sep 2008 10:07:52 +0000 Ordre National des Infirmiers : résultats des élections régionales http://www.coordination-nationale-infirmiere.org/index.php/20080727450/Dernieres-News/Ordre-National-des-Infirmiers-resultats-des-elections-regionales.html CNI Sun, 27 Jul 2008 09:48:00 +0000 Remise en cause du décret d’actes infirmiers http://www.coordination-nationale-infirmiere.org/index.php/20080719430/Dernieres-News/Remise-en-cause-du-decret-d’actes-infirmiers.html CNI Sat, 19 Jul 2008 10:59:47 +0000 Lettre ouverte a Madame Roselyne Bachelot http://www.coordination-nationale-infirmiere.org/index.php/20080627363/Dernieres-News/Lettre-ouverte-a-Madame-Roselyne-Bachelot.html Nathalie DEPOIRE Fri, 27 Jun 2008 09:42:40 +0000 Création d'une Coordination locale http://www.coordination-nationale-infirmiere.org/index.php/20080624351/Dernieres-News/Creation-d-une-Coordination-locale.html CNI Belfort-Montbelliard Tue, 24 Jun 2008 16:45:23 +0000 Journée de mobilisation sur les retraites http://www.coordination-nationale-infirmiere.org/index.php/20080616319/Dernieres-News/Journee-de-mobilisation-sur-les-retraites.html Nathalie DEPOIRE Mon, 16 Jun 2008 07:12:56 +0000 Communiqué de presse http://www.coordination-nationale-infirmiere.org/index.php/20080616318/Dernieres-News/Communique-de-presse.html Bureau national Mon, 16 Jun 2008 07:05:36 +0000 Elections professionnelles : les infirmières s'imposent http://www.coordination-nationale-infirmiere.org/index.php/20080612308/Dernieres-News/Elections-professionnelles-les-infirmieres-s-imposent.html Josepha GUARINOS Thu, 12 Jun 2008 14:40:28 +0000 Ordre Infirmier : n'ayez pas peur http://www.coordination-nationale-infirmiere.org/index.php/20080610301/Dernieres-News/Ordre-Infirmier-n-ayez-pas-peur.html Philippe DELMAS Tue, 10 Jun 2008 12:37:00 +0000 GIPA 2008 http://www.coordination-nationale-infirmiere.org/index.php/20080610300/Dernieres-News/GIPA-2008.html CNI Tue, 10 Jun 2008 12:27:18 +0000 Congrès National Infirmier ht