Bienvenue - Sujet : Le blog de Clémentine Autain
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Le blog de Clémentine Autain
- ??. 01/09/2008 Juste pour vous dire qu’il y a plein plein de commentaires mais on n’arrive pas à les valider… Ca me fait super plaisir et votre point de vue m’intéresse… Alors n’hésitez pas à poster des messages ! En attendant les réparations qui, j’en suis sà»re, ne vont pas tarder… Clémentine Autain http://clementineautain.fr/2008/09/01/593/
- Agir politiquement, résolument à gauche 30/08/2008 Une confidence : je ne suis absolument pas douée en informatique… Moralité, je ne comprends rien aux dysfonctionnements en cours sur ce blog. J’ai cru avoir été piratée, n’ai pas remis la main sur mes codes… Bref ! Il semble que là , vous allez pouvoir lire ce “post” et peut-àªtre tous vos commentaires pourront-ils àªtre [...] http://clementineautain.fr/2008/08/30/agir-politiquement-resolument-a-gauche/
- Le RSA, trappe à précarité. 29/08/2008 Bonjour, De nombreux dysfonctionnements persistent sur ce blog. Vos nombreux commentaires sont toujours en attente de validation mais ils sont bloqués par un défaut technique qui empàªche leur diffusion. En attendant de lire Clémentine très prochainement je vous propose la lecture de sa tribune parue aujourd’hui dans Libération. A très bientà´t, L’administrateur *** Le RSA, trappe à précarité La généralisation du Revenu de [...] http://clementineautain.fr/2008/08/29/le-rsa-trappe-a-precarite/
- Bogue !!! 30/06/2008 Bonjour, Voilà près d’une semaine que Clémentine n’a plus la maitrise de ce blog. Elle n’arrive plus à s’y connecter. Et moi non plus d’ailleurs - je suis l’administrateur ! Probablement un bogue -ou bug, c’est selon. C’est pénible et je m’interroge d’ailleurs sur le pourquoi de ce défaut technique… curieux màªme ! Mais passons, aujourd’hui à§a [...] http://clementineautain.fr/2008/06/30/bogue/
- NON Irlandais : bravo !!! 13/06/2008 Ils l’ont fait pour le reste de l’Europe… aucun des pays de l’Union Européenne n’avait ratifié le mini-traité par voie référendaire et l’on comprend bien pourquoi ! Enfin presque… 26 des 27 pays que compte l’UE ont préféré la voie parlementaire. L’Irlande se serait bien passée d’une nouvelle consultation populaire mais voilà que sa Constitution l’y obligeait. Les Irlandais se [...] http://clementineautain.fr/2008/06/13/non-irlandais-bravo/
- ?El pueblo unido? 13/06/2008 …jamas sera vencido !” A lire absolument le magnifique texte d’Evo Morales paru ce matin dans Libé. Voilà une bien belle leà§on donnée aux politiques occidentales. L’Europe s’appràªte à valider “la directive retour” qui a pour objectif d’harmoniser les législations nationales en matière d’immigration et ainsi faciliter les reconduites à la frontière des ressortissants non communautaires. Une honte !  ”Promouvoir [...] http://clementineautain.fr/2008/06/13/el-pueblo-unido/
- Région capitale, enjeux capitaux 12/06/2008 Je n’ai plus Internet depuis quelques jours. Je suis donc très en retard pour vous communiquer les chroniques des Matins de France Culture. En attendant, voici la chronique de la semaine dernière. Et pour celle de ce matin, je vous invite à vous rendre sur le site de France Culture o๠vous pouvez ré-écouter la [...] http://clementineautain.fr/2008/06/12/region-capitale-enjeux-capitaux/
- Gauche radicale, chiche ! 06/06/2008 Aujourd’hui dans Le Monde a été publiée la réponse de la LCR à  la tribune que j’ai co-signée sur le NPA la semaine dernière. La voici ! J’attends avec impatience vos commentaires sur ce texte…A très vite donc ! Clémentine  *** Gauche radicale, chiche ! C‘est bien volontiers par cette réponse à votre “adresse” publique (Le Monde du 30 mai) que nous engageons [...] http://clementineautain.fr/2008/06/06/gauche-radicale-chiche/
- Adresse aux initiateurs du NPA 02/06/2008 J’ai co-signé un texte d’interpellation constructive des initiateurs de Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) proposé par Olivier Besancenot et la LCR. Il est paru dans Le Monde daté de demain. J’attends avec impatience vos commentaires et de lire le débat qui pourrait s’initier sur ce blog… Suite à un gros problème technique les premiers commentaires ont été [...] http://clementineautain.fr/2008/06/02/adresse-aux-initiateurs-du-npa/
- Chronique hebdo de France Culture ! 29/05/2008 Sans affrontement public de taille, une petite bombe est en passe d’àªtre déposée : la gestation pour autrui, principe des mères porteuses, formellement interdite en France depuis 1994, pourrait bientà´t trouver droit de cité dans notre législation. Jusqu’ici, nous affirmions « l’indisponibilité du corps humain » et avions pris parti contre la marchandisation des organes [...] http://clementineautain.fr/2008/05/29/chronique-hebdo-de-france-culture/
- Nuages de mots
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En attendant les réparations qui, j’en suis sûre, ne vont pas tarder… Clémentine Autain ]]> http://clementineautain.fr/2008/09/01/593/feed/ Agir politiquement, résolument à gauche http://clementineautain.fr/2008/08/30/agir-politiquement-resolument-a-gauche/ http://clementineautain.fr/2008/08/30/agir-politiquement-resolument-a-gauche/#comments Sat, 30 Aug 2008 14:41:38 +0000 clementineautain http://clementineautain.fr/2008/08/30/agir-politiquement-resolument-a-gauche/ Une confidence : je ne suis absolument pas douée en informatique… Moralité, je ne comprends rien aux dysfonctionnements en cours sur ce blog. J’ai cru avoir été piratée, n’ai pas remis la main sur mes codes… Bref ! Il semble que là , vous allez pouvoir lire ce “post” et peut-être tous vos commentaires pourront-ils être prochainement publiés… En tout cas, sachez qu’on y travaille ! Cette longue absence sur la toile fut pour moi le temps de bonnes vacances (veinarde que je suis !) et surtout d’une réflexion politique sur la situation actuelle, sur le champ des possibles pour faire vivre une gauche de gauche. Un temps mis à profit pour prendre la mesure de la situation nouvelle, difficile, dans laquelle nous nous trouvons… Depuis l’échec de la candidature unitaire - échec dont j’ai toujours pensé qu’il aurait de très graves conséquences sur la recomposition d’une gauche d’alternative -, la droite sévit et le Parti socialiste n’a pas de boussole pour s’opposer. Je suis remontée comme un coucou contre cette situation, désireuse de me battre ici et maintenant contre les mauvais coups portés par le gouvernement. Vous pourrez d’ailleurs lire ci-dessous une tribune que j’ai écrite, parue dans Libération hier, sur le RSA. Je ressens l’urgence de l’action, de l’inscription dans des cadres collectifs qui permettent concrètement de donner de la voix à gauche. Un peu comme si l’existence même d’une gauche digne de ce nom était en jeu… Avant l’été, j’ai signé l’appel de Politis parce qu’il a le mérite de maintenir le cap d’une nécessaire convergence de toutes les forces, aujourd’hui éparpillées, de la gauche d’alternative. J’ai toujours milité pour que convergent ses différentes cultures et traditions pour faire du neuf et bâtir un front large. Cette perspective n’est pas prête de me quitter car je la crois toujours juste et utile. La difficulté, c’est que je ne me sens pas de continuer inlassablement à attendre sur le bord du chemin, comme une spectatrice, que toutes les composantes structurées de cet espace se mettent d’accord. Or, les forces en présence ne sont pas sur le point de s’entendre… Le PCF, qui avait un role déterminant à jouer pour permettre une recomposition de la gauche radicale, est aujourd’hui replié sur lui-même, inaudible, incapable de prendre une initiative politique, continuant à perdre des forces et à se perdre sur le fond et la stratégie. José Bové et la gauche des Verts semblent prêts s’allier, au moins le temps d’une élection européenne, avec… Daniel Cohn-Bendit et les amis de Nicolas Hulot - un trio dont la cohérence me paraît franchement étrange. Cap donc sur les enjeux environnementaux, loin du projet plus global porté notamment dans le cadre des collectifs antilibéraux et de toute clarté sur les enjeux économiques. Quant à la gauche du PS, elle n’est visiblement pas sortie de l’auberge. Jean-Luc Mélenchon n’a pas signé l’appel Politis et ne semble pas sur la voie du départ. Dont acte. Les seuls de notre espace à prendre une initiative, à faire une proposition politique nouvelle, à susciter de la dynamique et non du désespoir, à donner de l’écho aux idéaux de gauche, c’est aujourd’hui la LCR. Fort de sa popularité et de son impact dans le débat public, Olivier Besancenot avance, tend la main et lance, avec la LCR, un processus de constitution d’un nouveau parti anticapitaliste (NPA). J’ai dit publiquement et écrit (notamment dans un texte publié sur le site de la revue Mouvements) les limites et les écueils potentiels d’une telle initiative, la possibilité qu’il ne s’agisse in fine que d’une LCR élargie alors que j’ai la conviction qu’il est possible et surtout souhaitable de faire plus neuf et plus large. La peur n’évite pas le danger… Et le plus sûr moyen de rétrécir le champ du NPA, c’est que toutes les sensibilités et personnalités proches, potentiellement concernées, désertent l’initiative. C’est donc dans un état d’esprit constructif qu’avec Frédéric Lebaron, Luc Boltanski, Michel Onfray, Arnaud Viviant et Elisabeth Claverie, nous avons entamé - via Le Monde à ce stade, une rencontre doit prochainement avoir lieu - un dialogue avec le NPA. En mettant en avant deux préoccupations. D’une part, la nécessité de s’adresser à tous les courants politiques constitués qui se réclament de la gauche de transformation afin de mêler les cultures et sensibilités politiques, d’éviter que le NPA ne se construise qu’à partir de la tradition trotskyste et d’emporter ainsi le plus d’énergies possibles. D’autre part, l’importance de ne pas figer le débat sur le pouvoir et la conception du processus révolutionnaire. La dissolution de la LCR, prévue avant la fin de l’année, est acte politique important. D’ailleurs, certains membres de la Ligue s’inquiètent de ce que sera la nouvelle organisation, notamment au regard de la diversité des nouveaux venus dans le NPA. A ma connaissance, deux points bornent l’ouverture du processus : le parti pris anticapitaliste et l’indépendance avec le PS. En accord avec cette base, désireuse d’agir et consternée par l’atonie des autres grands courants politiques de notre espace, j’ai décidé de participer aux réunions du comité NPA de Montreuil, où j’habite, et d’engager le dialogue nationalement avec le NPA. Ni plus, ni moins à ce stade. Je me sens donc partie prenante du processus, venant là avec mon histoire et ma sensibilité, mes préoccupations d’unité de toute la gauche de transformation, avec ma volonté de travailler dans un cadre collectif, avec ma rage de combattre la droite ultra-libérale et autoritaire, mon énergie pour soutenir les luttes sociales, avec mon désir de contribuer à réinventer et ré-enchanter à gauche. Je conçois le NPA d’aujourd’hui comme une étape vers un rassemblement plus large, soucieuse que l’effervescence actuelle (comme j’ai pu le constater à l’université d’été de Port-Leucate !) débouche sur un mouvement politique durable. Que feront les communistes unitaires, les Alternatifs ou les collectifs antilibéraux, notamment, dans les mois et années qui viennent ? Que feront tous ces militants et militantes, socialistes, communistes, écolos, qui ne se retrouvent pas dans l’orientation de leur organisation ? Et tous les sympathisants désireux de s’engager pour que vive une gauche digne de ce nom dans ce pays ? De nombreuses forces ne se sentent pas, pour l’instant, concernées par le processus de NPA. C’est pour moi source d’interrogations et de préoccupations. Qu’en pensez-vous ? Comment voyez-vous la manière d’être, aujourd’hui, le plus efficace à gauche ? A très bientot, Clémentine Autain ]]> http://clementineautain.fr/2008/08/30/agir-politiquement-resolument-a-gauche/feed/ Le RSA, trappe à précarité. http://clementineautain.fr/2008/08/29/le-rsa-trappe-a-precarite/ http://clementineautain.fr/2008/08/29/le-rsa-trappe-a-precarite/#comments Fri, 29 Aug 2008 15:07:12 +0000 clementineautain http://clementineautain.fr/2008/08/29/le-rsa-trappe-a-precarite/ Bonjour, De nombreux dysfonctionnements persistent sur ce blog. Vos nombreux commentaires sont toujours en attente de validation mais ils sont bloqués par un défaut technique qui empêche leur diffusion. En attendant de lire Clémentine très prochainement je vous propose la lecture de sa tribune parue aujourd’hui dans Libération. A très bientot, L’administrateur *** Le RSA, trappe à précarité La généralisation du Revenu de solidarité active (RSA), promu par Martin Hirsch, est symptomatique de la tactique sarkozyste : faire mine de casser les clivages et prendre au dépourvu l’opposition. Il faut dire que la critique sur la méthode ou le manque de moyens, rhétorique classique du PS, a pris le pas sur la mise en discours d’une autre manière de penser les ruptures nécessaires… En l’occurrence, c’est le fond même du projet de RSA qu’une opposition digne de ce nom devrait épingler. Le RSA est un complément de ressources pour les bénéficiaires de minima sociaux (RMI, API) qui reprennent une activité. Si l’on ne mégote pas avec les riches comme l’a symbolisé le paquet fiscal en début d’ère Sarkozy (14 milliards d’euros), la bataille fut rude pour dégager le 1,5 milliard d’euros destinés à l’aide aux plus pauvres. Depuis plusieurs mois, le gouvernement songeait à déshabiller Paul pour habiller Martin, en prenant notamment sur la Prime pour l’emploi (PPE) de quoi payer le RSA. Les enjeux de financement ont occupé la polémique quand la philosophie du dispositif semblait, elle, recueillir le consensus. La gauche en son temps n’avait-elle pas déjà créé un système de compensation pour lutter contre les effets de seuil ? Le RSA ne figurait-il pas en trente deuxième position dans le programme de Ségolène Royal ? Du coup, l’annonce par le président de la République qu’il s’agirait finalement de taxer les revenus du patrimoine a coupé l’herbe sous le pied des socialistes. Et Martin Hirsch triomphe, tout le monde ayant même oublié qu’il exigeait, avant l’été, 2 à 3 milliards d’euros et non - je le cite - des «clopinettes», en guerre qu’il était contre François Fillon évoquant le chiffre de 1 milliard… Permettre à des bénéficiaires de minima sociaux de remettre un pied dans l’emploi sans craindre une perte de revenu : voilà une idée simple, apparemment de bon sens. Comme si le chomage était essentiellement volontaire et que notre société était en état d’offrir un emploi à tout le monde. Comme si la lutte contre la pauvreté passait par des incitations financières à la mise au travail, à n’importe quel travail. Comme si les chomeurs, ces «paresseux», étaient responsables de leur sort et qu’il fallait juste les rendre plus adaptables au système. Comme s’il n’y avait qu’une solution, contraindre les RMIstes à occuper les emplois dont personne ne veut, en compensant des salaires de plus en plus bas par une augmentation des prestations versées par la collectivité publique. Comme si la pénurie et le coût de l’accueil de la petite enfance ne faisaient pas levier contre l’emploi des femmes, premières victimes de la précarité. La logique du dispositif revient à considérer les petits boulots, l’intérim et les temps partiels comme une fatalité à accompagner socialement et non à combattre. Le RSA risque de conforter ces formes d’emploi et les bas salaires qui vont avec et de fonctionner comme une subvention aux entreprises. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, le RSA pourrait se révéler machine à précarité. Quoiqu’on en dise, une autre logique est possible : partage du travail, hausse des bas salaires et des minima sociaux, meilleure sécurisation du contrat de travail, augmentation drastique des moyens alloués aux personnels du secteur social et à la formation professionnelle des moins qualifiés. Les 100 ou 200 euros en sus, évidemment bons à prendre, auraient pu être le fruit d’une revalorisation du RMI, ce d’autant qu’il a diminué en pouvoir d’achat depuis 2002. Mesure phare de lutte contre la pauvreté, qui touche plus de 7 millions de personnes en France survivant avec 448 euros pour les personnes seules sans enfant ou 941 euros pour les couples avec deux enfants, le RSA ne touchera pas le cÅ“ur de la pauvreté, laissant sur le bord du chemin les personnes les plus marginalisées face à l’emploi. Les moins de 25 ans resteront exclus des minima sociaux, alors que le taux de pauvreté a doublé chez les jeunes depuis les années 1970, et le minimum vieillesse continuera de plafonner à un niveau préoccupant. C’est du sol au plafond qu’il faut repenser la place du travail, le sens de la production de richesses et sa répartition, le curseur de la solidarité, le partage des temps de la vie. C’est avec ténacité qu’il faut combattre la détérioration du rapport capital travail, tous ces points de PIB qui passent année après année directement de la poche des salariés à celle des actionnaires. Lutter contre la pauvreté nécessite une mise en cause des fondements de notre logique économique. Et suppose de rompre avec la culpabilisation et la traque de ceux et surtout de celles qui ne peuvent pas joindre les deux bouts. Or, tenez-vous bien, selon l’avant-projet révélé cet été par les Echos, le RSA exigerait un controle du «train de vie» des allocataires pour constater d’éventuelles «disproportions marquées» avec les ressources qu’ils déclarent. Clémentine Autain, féministe et co-directrice du mensuel Regards ]]> http://clementineautain.fr/2008/08/29/le-rsa-trappe-a-precarite/feed/ Bogue !!! http://clementineautain.fr/2008/06/30/bogue/ http://clementineautain.fr/2008/06/30/bogue/#comments Mon, 30 Jun 2008 19:59:09 +0000 clementineautain http://clementineautain.fr/2008/06/30/bogue/ Bonjour, Voilà près d’une semaine que Clémentine n’a plus la maitrise de ce blog. Elle n’arrive plus à s’y connecter. Et moi non plus d’ailleurs - je suis l’administrateur ! Probablement un bogue -ou bug, c’est selon. C’est pénible et je m’interroge d’ailleurs sur le pourquoi de ce défaut technique… curieux même ! Mais passons, aujourd’hui ça marche… alors j’en profite pour vous annoncer que nous essayons au plus vite de résoudre ce problème. Promis ! De même, j’ai fait parvenir à Clémentine vos commentaires que je ne parviens toujours pas à “poster” ! J’avais aussi pour mission de mettre en ligne les deux dernières chroniques de Clémentine -celles de France Culture, en vain ! Je vous présente donc toutes mes excuses et vous invite à les podcaster sur le site en cliquant ici. J’espère que nous y arriverons pour les prochaines, donc dès jeudi. En attendant, merci pour votre patience. Vous pouvez continuer à envoyer vos commentaires. Seulement ils seront diffusés avec un “léger différé”… A bientot. ]]> http://clementineautain.fr/2008/06/30/bogue/feed/ NON Irlandais : bravo !!! http://clementineautain.fr/2008/06/13/non-irlandais-bravo/ http://clementineautain.fr/2008/06/13/non-irlandais-bravo/#comments Fri, 13 Jun 2008 15:48:43 +0000 clementineautain http://clementineautain.fr/2008/06/13/non-irlandais-bravo/ Ils l’ont fait pour le reste de l’Europe… aucun des pays de l’Union Européenne n’avait ratifié le mini-traité par voie référendaire et l’on comprend bien pourquoi ! Enfin presque… 26 des 27 pays que compte l’UE ont préféré la voie parlementaire. L’Irlande se serait bien passée d’une nouvelle consultation populaire mais voilà que sa Constitution l’y obligeait. Les Irlandais se sont donc majoritairement prononcés contre le traité de Lisbonne et tant mieux ! Après les non français et néerlandais, voilà une troisième voix qui s’élève contre le processus de construction européenne. Non l’Europe n’est pas dans une impasse, ainsi que le prétend la quasi majorité des commentateurs politiques. L’Europe connait une crise politique majeure certes mais ne date pas non plus de l’épisode 2005 ! Il est plus que jamais nécessaire de construire une Europe démocratique et sociale : voilà le message porté à l’élite bruxelloise une fois de plus ! La construction du projet européen ne pourra se faire sans la participation et la consultation de ses habitants. Donc bravo aux irlandais et merci. Voilà une nouvelle -et bonne- occasion pour remobiliser les troupes. Il faut organiser de nouveaux débats sur l’Europe. Pour les montreuillois-es [et les autres s’ils le souhaitent] une initiative est prévue demain samedi 14 juin : rendez-vous donc pour un apéritif citoyen qui se tiendra au café « La Folle Blanche », rue du capitaine Dreyfus ! Ci-dessous un texte co-signé par le Collectif Unitaire Montreuillois pour une alternative de Gauche, PRS, des militants communistes… Le peuple doit donner son avis sur l’Europe que nous voulons ! Bravo ! Les Irlandais viennent de rejeter par référendum le traité européen. Le 29 mai 2005, le peuple français, imité ensuite par les habitants des Pays Bas avait déjà dit NON au Traité Constitutionnel, en exigeant une Europe démocratique et sociale. Deux ans aprés, un nouveau traité identique au précédent avait été avancé par la commission européenne. Avec un objectif, éviter le débat sur les politiques libérales et non démocratiques actuellement menées et qui s’imposent à tous. (more…) ]]> http://clementineautain.fr/2008/06/13/non-irlandais-bravo/feed/ “El pueblo unido… http://clementineautain.fr/2008/06/13/el-pueblo-unido/ http://clementineautain.fr/2008/06/13/el-pueblo-unido/#comments Fri, 13 Jun 2008 13:05:46 +0000 clementineautain http://clementineautain.fr/2008/06/13/el-pueblo-unido/ …jamas sera vencido !” A lire absolument le magnifique texte d’Evo Morales paru ce matin dans Libé. Voilà une bien belle leçon donnée aux politiques occidentales. L’Europe s’apprête à valider “la directive retour” qui a pour objectif d’harmoniser les législations nationales en matière d’immigration et ainsi faciliter les reconduites à la frontière des ressortissants non communautaires. Une honte !  ”Promouvoir d’un coté la liberté de circulation des marchandises et des flux financiers, alors qu’en face nous voyons des emprisonnements sans jugement pour nos frères et soeurs qui ont essayé de circuler librement…” Retrouvez l’intégralité du texte ci-dessous. Clémentine “Je fais appel à la conscience des députés européens…” Jusqu’à la fin de la Seconde Guerre mondiale, l’Europe était un continent d’émigrants. Des dizaines de millions d’Européens partirent aux Amériques pour coloniser, échapper aux famines, aux crises financières, aux guerres ou aux totalitarismes. (more…) ]]> http://clementineautain.fr/2008/06/13/el-pueblo-unido/feed/ Région capitale, enjeux capitaux http://clementineautain.fr/2008/06/12/region-capitale-enjeux-capitaux/ http://clementineautain.fr/2008/06/12/region-capitale-enjeux-capitaux/#comments Thu, 12 Jun 2008 15:38:44 +0000 clementineautain http://clementineautain.fr/2008/06/12/region-capitale-enjeux-capitaux/ Je n’ai plus Internet depuis quelques jours. Je suis donc très en retard pour vous communiquer les chroniques des Matins de France Culture. En attendant, voici la chronique de la semaine dernière. Et pour celle de ce matin, je vous invite à vous rendre sur le site de France Culture où vous pouvez ré-écouter la chronique en poadcast. C’est par là … En pleine actualité, la chronique de la semaine dernière portait sur les enjeux de Paris Métropole. La voici, version écrite, ci-dessous. A très vite, promis ! Clémentine Région capitale, enjeux capitaux !  Hier matin, dix équipes d’architectes et d’urbanistes ont été sélectionnées pour dessiner le visage de la future métropole parisienne. Au départ, c’est un concours lancé par le Ministère de la Culture pour répondre à l’intérêt - ou plutot l’appétit - de Nicolas Sarkozy pour ce qu’il nomme le « Grand Paris ». Les équipes retenues sont invitées à turbiner pendant sept mois. Trois séminaires et une exposition à la Cité de l’architecture à Paris rendront compte de ces différentes pistes pour penser la métropole de « l’après Kyoto ». Un exercice assez iconoclaste pour répondre à un défi majeur : le devenir de l’une des plus importantes agglomérations du monde. Des grands noms de l’architecture sont au travail, comme Jean Nouvel, Christian de Portzamparc, David Mangin, Djamel Klouche ou le britannique Richard Rogers. On y trouve aussi Roland Castro, le candidat malheureux à la présidentielle qui avait proposé de délocaliser l’Elysée à Saint-Denis. Sans éviter totalement ici ou là le coté « bling-bling », voilà des compétences confirmées : on ne s’improvise pas pour penser à une telle échelle ! La liste retenue n’en est pas moins attendue et risque de laisser peu de place à des propositions réellement neuves, à même de concevoir une « altermétropolisation », selon l’expression du géographe Guy Burgel. Parenthèse : seuls des architectes masculins ont été sélectionnés sur les 43 candidatures… Mais le coup politique est là , Sarkozy en roi de la mise en scène et du bla-bla a de nouveau frappé là où la gauche aurait du, pu avoir durablement la main. Ce qu’il en fera est une autre affaire mais la mise à contribution d’architectes, associés à des sociologues, philosophes, ingénieurs, etc., peut contribuer à populariser et à politiser un débat pour l’instant mal engagé. Ali Baddou : En quoi ce débat est-il mal engagé ? La masse de documentation produite est là , les enjeux sont sur la table, des collectivités et personnalités font de réels efforts mais les lectures politiques globales, innovantes, clairvoyantes, permettant de cerner les clivages fondamentaux restent plutot introuvables. Le langage est globalement assez techno : on parle « SDRIF », « TP », « interco », au milieu d’un propos souvent vague, abstrait, lointain, déshumanisé. Imaginer l’agglomération de 2040 quand on est sur une liste d’attente de logement social ou s’entendre dire qu’il va falloir 30 ans pour réaliser le métrophérique quand on met, ici et maintenant, deux heures pour aller bosser… à première vue, ça peut sembler peu motivant. Y aurait besoin de souffle ! Par ailleurs, la dimension institutionnelle domine : « quelle gouvernance » se substitue trop souvent à « quelle région capitale » ? Le caractère très politicien des échanges finit sans doute de décourager l’engouement citoyen. En effet, l’ancrage géographique des élus l’emporte parfois sur l’appartenance politique et les dissensions se retrouvent au cÅ“ur même des familles politiques. Comme si chacun avait peur de voir sa parcelle de pouvoir grignotée par le voisin. C’est Jean-Paul Huchon qui s’en prend à Bertrand Delanoë qui s’attaque à Nicolas Sarkozy, lui-même attaqué par le président communiste de Plaine commune Patrick Braouezec qui s’oppose à l’adjoint communiste de Delanoë, Pierre Mansat. Et en embuscade, Karoutchi versus Pécresse versus Devedjian et le secrétaire d’Etat Christian Blanc qui consulte, pour l’instant sans mot dire, et agace donc largement. De quoi donner le tournis alors que le débat politique sous-tendu est aussi passionnant que décisif. Car l’urbain touche à tout. La lutte contre les inégalités et pour l’écologie doit se penser aujourd’hui à l’échelle des territoires. En jeu : le logement, la circulation, l’emploi, l’accès à la culture. Pour reprendre la comparaison de l’architecte Paul Chemetov, la ville est l’usine du XXIe siècle : un espace productif dans lequel se nouent des liens sociaux, se frottent les cultures, se mettent en scène les rapports de domination. C’est dire l’importance qu’il y a à maîtriser le développement de l’agglomération, en évitant de reproduire les méthodes anciennes. Comme il y a quarante ans, faut-il refaire La Défense, des lignes de RER en étoile, des villes nouvelles en passant par-dessus la première couronne, des autoroutes dans tous les sens ? Ou comment la région capitale peut-elle rompre avec la logique ségrégative, favoriser la mobilité, faire vivre un modèle de développement humain et durable ? Si de nouvelles règles démocratiques s’imposent, les réponses institutionnelles doivent découler de la conception politique de ce territoire, et non l’inverse. La gauche doit assumer l’affrontement politique, le rapport de force indispensable à la transformation. Sinon, comment imaginer une péréquation des ressources, une autre répartition des richesses sans laquelle nous n’irons pas loin ? Songeons au lobbying actuellement effectué par Jean Sarkozy contre la « discrimination » dont ferait l’objet… Neuilly. Le jeune élu est parti en croisade pour que la RN13 soit recouverte. Coût de l’opération : 1 milliard d’euros, l’équivalent d’au moins trois lignes de tramway dont les relations banlieue à banlieue auraient bien besoin. Prenons ces débats en main car c’est notre quotidien, notre avenir qui se jouent là . ]]> http://clementineautain.fr/2008/06/12/region-capitale-enjeux-capitaux/feed/ Gauche radicale, chiche ! http://clementineautain.fr/2008/06/06/gauche-radicale-chiche/ http://clementineautain.fr/2008/06/06/gauche-radicale-chiche/#comments Fri, 06 Jun 2008 19:17:44 +0000 clementineautain http://clementineautain.fr/2008/06/06/gauche-radicale-chiche/ Aujourd’hui dans Le Monde a été publiée la réponse de la LCR à  la tribune que j’ai co-signée sur le NPA la semaine dernière. La voici ! J’attends avec impatience vos commentaires sur ce texte…A très vite donc ! Clémentine  *** Gauche radicale, chiche ! C‘est bien volontiers par cette réponse à votre “adresse” publique (Le Monde du 30 mai) que nous engageons le débat sur notre initiative visant à lancer un “nouveau parti anticapitaliste”. Le Parti socialiste dérive vers un parti démocrate à l’américaine, tandis que le Parti communiste se détermine en dernier ressort par l’alliance électorale avec celui-ci. Si le PS semble bien en peine de s’opposer avec efficacité aux politiques brutales imposées par Nicolas Sarkozy, c’est parce que, accélérant sa mutation néolibérale, il partage désormais avec la droite une vision analogue de la société. L’anticapitalisme est alors pour nous la valeur cardinale autour de laquelle doit se réorganiser une vraie gauche. Nous entendons par anticapitalisme les luttes du monde du travail contre l’exploitation, une nécessaire rupture écologiste avec un capitalisme destructeur des ressources naturelles, les aspirations individuelles à la reconnaissance et à la créativité bafouées, comme le combat contre toutes les formes de domination et d’oppression. L’anticapitalisme n’est pas une posture défensive, mais la proposition d’une rupture avec ce système, appelant la construction d’une autre société. Avons-nous toutes les réponses et un projet clés en main pour répondre à ce défi ? A l’évidence, non ! Et c’est d’ailleurs un des objectifs de ce parti d’élaborer le programme et la stratégie de l’émancipation de demain. Nous voulons ainsi allier contestation et propositions. Une démarche que nous ne pourrons d’ailleurs pas mener dans un cadre strictement hexagonal, tant la globalisation marchande appelle une internationalisation des luttes et des alternatives. Nous ne considérons pas que les institutions actuelles constituent un cadre démocratique suffisant pour rendre possible une véritable rupture avec le système grâce à la seule victoire électorale. Car il n’y a pas deux sphères étanches, celle de l’économie capitaliste d’un coté et celle de l’Etat de l’autre, mais les intérêts sociaux dominants contribuent à structurer les logiques étatiques. Par ailleurs, c’est un constat historiquement assez banal que ceux qui ont conquis le pouvoir gouvernemental pour changer la société ont souvent été pris par lui, oubliant la transformation sociale. On ne peut donc plus faire aujourd’hui l’économie d’une critique libertaire dans le rapport au pouvoir d’Etat. Toutefois, il ne s’agit pas pour nous d’évacuer la question du pouvoir. La LCR a d’ailleurs déjà dit depuis plusieurs années qu’elle était prête à soutenir une expérience gouvernementale qui inverserait le cours néolibéral des politiques dans la perspective d’une sortie du capitalisme. Nous mettons simplement en garde contre les illusions électoralistes, qui feraient l’impasse sur les affrontements face à la résistance prévisible des classes dominantes comme sur l’inertie bureaucratique des institutions existantes. Ce qui appelle des mobilisations sociales d’ampleur comme l’invention à la base de formes d’auto-organisation qui cassent la logique hiérarchique des relations entre gouvernants et gouvernés, dans le développement des libertés individuelles. Sur ce plan, l’indépendance vis-à -vis du PS constitue une condition de base. Cela n’exclut pas des combats communs contre la droite. Mais le “nouveau parti anticapitaliste” n’a pas vocation à être une force supplétive et finalement subordonnée au PS : nous voulons bâtir une hégémonie émancipatrice parmi les opprimés. Sans raccourci. Par contre, la discussion que vous souhaitez sur “les conditions et les formes” de l’indépendance à l’égard du PS est nécessaire. Vous nous interrogez également sur la sincérité de notre démarche. C’est pleinement légitime, tant il est rare qu’une organisation prenne l’initiative de son autodissolution dans une force plus large. La LCR seule ne serait-elle pas tentée par un ravalement de façade plutot que par la création d’un véritable nouveau parti pluraliste ? Si un ou plusieurs partenaires nationaux font aujourd’hui défaut pour donner plus de dynamique au processus, c’est sans doute davantage par absence d’accord politique, ou par conservatisme, que par manque de volonté de notre part. Nous avons discuté et interpellé la plupart des forces à gauche du PS. Nous ne cesserons pas d’ailleurs ce processus de discussion. Le nouveau parti a vocation à regrouper les anticapitalistes, les révolutionnaires, les écologistes radicaux, les féministes, ceux qui refusent les discriminations systématiques qui affectent les populations issues de l’immigration, les antilibéraux, les altermondialistes, des militants communistes et socialistes, des anarchistes, des syndicalistes, des animateurs d’expériences alternatives locales, mais aussi les “héros du quotidien”, celles et ceux qui ne sont plus représentés. Bien loin de la seule “matrice trotskiste”… En fait, nous n’avons pas posé une opération de recomposition politique entre divers courants organisés comme préalable à la reconstruction d’une force anticapitaliste. Nous sommes avertis des échecs passés : les premières tentatives de ce type dans la renaissance d’une gauche de gauche datent déjà d’une quinzaine d’années. Vous soulignez comme nous les limites des constructions par le haut, ce qui ne veut pas dire que des décantations politiques ne pourront pas surgir à tel ou tel moment du processus. L’urgence, c’est toutefois d’agir et de proposer une alternative. Discutons de tous ces problèmes ensemble, comme le font des milliers de femmes et d’hommes dans les collectifs d’initiative en ce moment même. Nous y sommes prêts dès maintenant. Sur ces bases, le processus est en construction, non bouclé à l’avance, et nous espérons que vous pourrez y participer. Philippe Corcuff est sociologue et militant de la LCR ; Pierre-François Grond est membre du bureau politique de la LCR ; Anne Leclerc est membre du bureau politique de la LCR. ]]> http://clementineautain.fr/2008/06/06/gauche-radicale-chiche/feed/ Adresse aux initiateurs du NPA http://clementineautain.fr/2008/06/02/adresse-aux-initiateurs-du-npa/ http://clementineautain.fr/2008/06/02/adresse-aux-initiateurs-du-npa/#comments Mon, 02 Jun 2008 15:06:30 +0000 clementineautain http://clementineautain.fr/2008/06/02/adresse-aux-initiateurs-du-npa/ J’ai co-signé un texte d’interpellation constructive des initiateurs de Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) proposé par Olivier Besancenot et la LCR. Il est paru dans Le Monde daté de demain. J’attends avec impatience vos commentaires et de lire le débat qui pourrait s’initier sur ce blog… Suite à un gros problème technique les premiers commentaires ont été effacés. Les derniers commentaires postés se trouvent en toute fin de ce post-ci. Je m’en excuse !!! Les nouveaux apparaîtront normalement… A très vite, Clementine - Adresse aux initiateurs du NPA - Cher(e)s camarades, Forts de la popularité d’Olivier Besancenot, vous proposez de lancer une nouvelle organisation politique, surnommée le Nouveau Parti anticapitaliste (NPA). Consternés par l’état de la gauche, nous sommes ravis que vous fassiez une proposition. On ne peut malheureusement pas en dire autant des autres organisations de la gauche critique : PCF, Verts, gauche du PS n’ont à ce jour rien soumis de tel. Nous avons manqué une occasion historique de bâtir une force nouvelle avec l’échec de la candidature unitaire antilibérale en 2007. Si vous avez votre part de responsabilités, nous sommes prêts à passer outre aujourd’hui, tant les torts sont partagés. Pourtant, plusieurs éléments nous incitent à la prudence. Si nous sommes d’accord avec la nécessité de créer une nouvelle force, la question est de savoir quelle organisation constituer et comment. Le dépassement de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) par le nouveau parti sera-t-il réel ou de pure forme ? Il est troublant de constater la posture de fermeture de la LCR à l’égard des différents acteurs et courants de la gauche naguère appelée “antilibéraleâ€, au moment même où l’organisation est censée s’ouvrir et muter. Les rencontres initiées par la LCR auprès de ses partenaires potentiels restent quasi introuvables. La volonté de s’adresser aux seuls “héros du quotidienâ€, au détriment des forces constituées de la gauche de gauche, n’est-elle pas une manière de construire à partir de la seule matrice trotskiste ? Si nous sommes convaincus des limites d’une construction “par le haut†de la force nouvelle - ces tentatives ont, il est vrai, à plusieurs reprises échoué ces dernières années -, nous pensons que l’on ne peut faire l’impasse sur la recherche active d’un spectre suffisamment large de sensibilités, de cultures et de traditions de la gauche d’alternative pour pouvoir engager un mouvement populaire et durable. Si la LCR s’est ouverte aux catégories populaires, elle est encore très loin d’être le “grand parti de la classe ouvrière†! Avez-vous, au fond, renoncé réellement à rester purs entre vous, dans l’attente du Grand Soir ? Pensez-vous que la LCR possède, à elle seule, les ressources pour fabriquer le parti politique dont la gauche a besoin, capable de rivaliser avec le PS ? L’enjeu est de résister à cette droite arrogante qui démantèle les acquis sociaux, joue sur les peurs et promeut à tous les niveaux la concurrence entre les individus. Il est urgent de répartir les richesses autrement, de changer de modèle de développement, de repenser les conditions de nos libertés et la définition de nos droits. Une posture uniquement défensive ne fera pas le compte. Or, le concept phare du NPA, l’â€anticapitalismeâ€, ne contient-il pas cette limite dans son intitulé même ? Se définir “pour†et non “contreâ€, porter un projet et non un cahier de revendications, nous semblent des conditions incontournables pour convaincre et faire avancer nos objectifs. Car nous avons à concourir sérieusement dans le cadre démocratique, ne serait-ce que pour le transformer. On nous rétorquera que la rue, la grève, la contestation sont les moteurs des ruptures. C’est vrai. On en a aussi vu les limites, en 1968 ou en 1995. Faire l’impasse sur la traduction des contestations dans le champ politique attise les conservatismes. L’enjeu est de construire un autre rapport de force interne à la gauche et de combattre la division du travail : “au PS la gestion et à nous la contestationâ€. Enfin, vous pronez l’indépendance vis-à -vis du PS : cela nous convient, à la condition de ne pas fermer le débat sur les conditions et les formes de cette indépendance. En dépit de ces préoccupations qui rendent de très nombreux militants actuels ou potentiels frileux à votre égard, qu’est-ce qui nous séduit ? Une proposition nouvelle (enfin), nous l’avons dit. Un enthousiasme partagé, notamment dans les catégories populaires, pour les prises de parole d’Olivier Besancenot qui donnent un coup d’air frais à des débats politiques poussiéreux et ronronnants. Une clarté de positionnement : à gauche, pas un peu, pas en tortillant ni en s’excusant, mais franchement. Un propos à la fois idéologique, permettant de garder le cap à gauche, et concret pour parler du quotidien à des millions de gens, des conséquences palpables des politiques réactionnaires comme de la logique capitaliste. Une solidarité avec les luttes quand d’autres traînent les pieds pour apporter leur soutien. Une participation active à la reconquête de l’hégémonie culturelle, en popularisant la nécessité d’une autre répartition des richesses, le soutien aux sans-papiers comme aux paysans du Sud, victimes du productivisme, la défense intransigeante des services publics… Une gauche fière de son ancrage, en phase avec les mobilisations, qui met en cause tous les rapports de domination, assume le renouvellement générationnel pour parler au monde d’aujourd’hui et propose de dépasser les clivages anciens - Olivier Besancenot a d’ailleurs coutume de dire qu’il n’est pas trotskiste. Ce dernier apparaît comme un jeune homme de son temps, un acteur politique qui donne envie de se battre, de s’engager. Comment la gauche peut-elle profiter, dans la durée, de ses atouts ? Comment traduire en force politique ce que tant de gens attendent de lui, sans pour autant se laisser prendre à la magie des baromètres de popularité, qui lui sont aujourd’hui favorables ? Dans ce que vous donnez à voir, il existe des contradictions, des ambiguïtés. Une clarification entre une option visant à cultiver le petit pré carré de l’extrême gauche et une autre à même de jouer grand angle permettrait d’emmener le plus d’énergies possible. Tel est le sens de ce message. C’est un débat politique constructif que nous voulons ouvrir publiquement avec vous. Clémentine Autain, féministe ; Luc Boltanski, sociologue ; Elisabeth Claverie, ethnologue ; Frédéric Lebaron ;sociologue; Michel Onfray, philosophe ; Arnaud Viviant, écrivain et journaliste. Article paru dans Le Monde du 30.05.08 (more…) ]]> http://clementineautain.fr/2008/06/02/adresse-aux-initiateurs-du-npa/feed/ Chronique hebdo de France Culture !
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